Illustration de Brass: Birmingham
Image : © Roxley Games

Jeu de société · Stratégie experte

Brass: Birmingham

Bâtir des canaux, des usines et des brasseries dans l'Angleterre de la révolution industrielle : un sommet du jeu de gestion moderne.

Brass: Birmingham en bref

Joueurs

2 à 4

Durée

≈ 2 h

120 min environ

Complexité

Expert

jeu de gestion exigeant

Âge conseillé

14 ans et +

Année

2018

auteur : Martin Wallace

Brass: Birmingham, c'est quoi ?

Brass: Birmingham est un jeu de gestion économique pour 2 à 4 joueurs, signé Martin Wallace et publié en 2018. On y incarne un entrepreneur des Midlands anglais pendant la révolution industrielle, entre 1770 et 1870. L'objectif : monter un empire de mines de charbon, de forges, de filatures de coton, de poteries et de brasseries, puis tout relier par un réseau de canaux d'abord, de voies ferrées ensuite. C'est un « eurogame » — un jeu moderne où le hasard pèse peu et où tout se joue dans l'optimisation et le tempo.

Le cœur du jeu tient dans une économie où tout s'imbrique. Pour construire, il faut du charbon et du fer ; pour vendre son coton et ses objets manufacturés, il faut de la bière ; pour transporter, il faut un réseau connecté. Rien ne fonctionne seul. Chaque tuile d'industrie que vous posez ne « rapporte » des points qu'une fois exploitée ou vendue. On passe donc la partie à tisser des dépendances entre ses propres bâtiments… et ceux des adversaires, car on peut très bien brûler le charbon du voisin.

L'ambiance est tendue, cérébrale, mais étonnamment vivante. Les marchands en bordure de plateau réclament des marchandises précises, les prix du charbon et du fer montent et descendent selon ce que tout le monde achète, et la moindre carte en main oriente vos possibilités. Peu de coups du sort ici : la satisfaction vient de l'enchaînement parfait, du moment où votre réseau se met enfin à tourner tout seul. Un jeu qui récompense la patience et la lecture du plateau.

Histoire et création

Brass: Birmingham n'est pas tout à fait un jeu neuf. Il prolonge Brass, un classique que Martin Wallace — auteur britannique réputé pour ses jeux de gestion exigeants — avait sorti en 2007. Une dizaine d'années plus tard, l'éditeur canadien Roxley Games a relancé le titre grâce à une campagne de financement participatif, et a confié à Gavan Brown et Matt Tolman le soin d'en imaginer une suite. Plutôt que de copier l'original, situé dans le Lancashire, cette version déménage dans la région de Birmingham et ajoute une ressource centrale : la bière. Résultat, une économie encore plus interconnectée, qui a vite éclipsé son aîné dans le cœur des joueurs. L'original, lui, a été réédité en parallèle sous le nom de Brass: Lancashire.

Récompenses et reconnaissance

Le jeu a été largement primé à sa sortie. Il a décroché le Golden Geek du meilleur jeu de stratégie en 2018 — une récompense votée par la communauté de BoardGameGeek, la plus grande base de données mondiale dédiée aux jeux de société — ainsi que le Meeples' Choice Award la même année, puis le Gra Roku, le jeu de l'année polonais, en 2020. Surtout, sur BoardGameGeek, Brass: Birmingham s'est hissé tout en haut du classement général des joueurs, atteignant la première place parmi des dizaines de milliers de titres. Une consécration rare pour un jeu aussi exigeant.

Comment se déroule une partie

Le déroulé d'une partie de Brass: Birmingham

Une partie se joue en deux grandes époques — l'ère du canal puis l'ère du rail. Voici, dans les grandes lignes, ce qui rythme votre tour.

  1. 1

    Deux actions par tour

    À votre tour, vous jouez des cartes pour réaliser deux actions. Chaque carte indique un lieu ou un type d'industrie où vous avez le droit d'agir. Toute la subtilité consiste à dépenser ces actions au meilleur moment.

  2. 2

    Construire une industrie

    Vous posez une tuile — mine de charbon, forge, filature, poterie ou brasserie — en payant son coût en argent, en charbon et parfois en fer. La tuile reste « crue » tant qu'elle n'a pas été exploitée ou vendue.

  3. 3

    Étendre son réseau

    L'action Réseau relie les villes : des canaux pendant la première époque, des voies ferrées ensuite. À l'ère du rail, poser une double liaison réclame de la bière. Un bon réseau permet d'aller chercher le charbon plus loin et de vendre davantage.

  4. 4

    Vendre ses marchandises

    Coton, objets manufacturés et poterie ne rapportent que lorsqu'on les vend aux marchands en bordure de plateau. Et pour vendre, il faut de la bière : c'est elle qui fait tourner toute la machine commerciale.

  5. 5

    Gérer charbon, fer et argent

    Le charbon doit être acheminé par un réseau connecté ; le fer, lui, voyage librement. Quand les ressources manquent, on achète au marché à un prix qui grimpe avec la demande. On peut aussi emprunter, au prix d'une baisse de revenus.

  6. 6

    Fin de l'ère du canal, puis du rail

    Quand les cartes sont épuisées, on compte les points, on retire toutes les industries de plus bas niveau et les canaux, puis l'ère du rail démarre sur ce qu'il reste. Un second décompte clôt la partie.

Le vocabulaire de Brass: Birmingham

Ère du canal / ère du rail

Les deux grandes phases de la partie. La première relie les villes par voie d'eau, la seconde par le rail, plus rapide mais plus gourmand en ressources.

Charbon

La ressource de base pour construire. Il doit être relié à votre réseau ou acheté au marché, dont le prix fluctue selon la demande.

Fer

Utilisé pour développer et bâtir certaines industries. Contrairement au charbon, il peut être pris n'importe où sur le plateau, sans connexion.

Bière

Ressource clé pour vendre ses marchandises et poser des doubles voies ferrées. Produite par les brasseries, c'est le moteur caché de l'économie.

Marchands

Les comptoirs en bordure de plateau qui achètent coton, poterie et objets manufacturés. Chacun n'accepte que certains produits.

Développer

Action qui retire vos tuiles d'industrie les plus faibles pour accéder plus vite aux versions plus rentables, en dépensant du fer.

Pour qui ?

Brass: Birmingham vise les joueurs qui aiment réfléchir longtemps et voir une mécanique se mettre en place pièce par pièce. Pas besoin d'être un vétéran pour s'asseoir à la table, mais mieux vaut accepter une première partie d'apprentissage : les règles ne sont pas immenses, c'est leur imbrication qui demande un tour de chauffe.

  • Les amateurs de jeux de gestion en quête d'un défi relevé
  • Ceux qui aiment l'interaction indirecte : se gêner sans s'attaquer frontalement
  • Les joueurs patients, prêts à investir deux heures dans une seule partie
  • Les passionnés d'Histoire et de révolution industrielle

Pour qui ce jeu n'est PAS fait

Soyons honnêtes : Brass: Birmingham ne conviendra pas à tout le monde. Si vous cherchez une partie rapide et légère, qu'on sort en fin de soirée pour rigoler, passez votre chemin — comptez deux heures de concentration. Le jeu peut aussi sembler aride au premier abord, le temps de comprendre pourquoi telle industrie ne « rapporte » pas encore. Et comme chacun réfléchit beaucoup, des temps d'attente entre les tours existent. C'est le prix d'un jeu profond. À DSL, on conseille de le réserver à une vraie soirée dédiée plutôt qu'à une découverte sur le pouce.

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Envie d'essayer Brass: Birmingham ?

DSL accueille les joueurs tous les jeudis à 20h, Salle du Peuple, 4 Place de la Mairie à Roujan. Débutants curieux comme stratèges aguerris sont les bienvenus autour de la table.

Venir jouer à Brass: Birmingham chez DSL

Brass: Birmingham est joué chez DSL à Roujan, à quelques minutes des principales communes de l'Hérault. Notre association accueille des joueurs de :

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DSL se réunit uniquement à Salle du Peuple, 4 Place de la Mairie, 34320 Roujan, jeudi 20h.